Un avion Elixir Aircraft s’est écrasé le 1er octobre à Rochefort, en Charente-Maritime, tuant les deux pilotes à bord. Alors que les causes restent inconnues, une possible défaillance technique est examinée. Le constructeur et l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) ont suspendu les vols de l’ensemble des appareils concernés par précaution.

À retenir
Deux pilotes sont morts dans l’accident survenu lors d’un vol de production, près de l’aéroport de Rochefort-Saint-Agnant.
L’appareil a terminé sa course sur la base aérienne 721, sans faire d’autre victime.
Elixir Aircraft et l’EASA ont ordonné l’immobilisation de la flotte, qui compte environ 60 avions.
L’enquête de sécurité et les investigations judiciaires doivent établir les circonstances du crash. Aucune cause n’a été confirmée à ce stade.
Un accident en bout de piste
L’accident s’est produit vers 10 h 30, le jeudi 1er octobre. Le monomoteur biplace de l’avionneur rochelais effectuait, selon l’entreprise, un vol de routine lié à la production. Il s’est écrasé en bout de piste, puis a terminé sa course dans l’enceinte de la base militaire 721, voisine de l’aéroport civil.
Les secours sont rapidement intervenus, mais n’ont pu sauver les deux occupants, tous deux pilotes. Aucun blessé ni dommage supplémentaire au sol n’a été signalé. L’aéroport civil a été temporairement fermé après le crash.
Une possible défaillance examinée
Les causes de l’accident ne sont pas établies. Le commandant de la base a évoqué une « avarie sévère », et les premiers éléments ont conduit à examiner l’hypothèse d’un problème matériel, possiblement moteur. Elixir Aircraft a indiqué que l’origine du crash restait inconnue.
Le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) a ouvert une enquête de sécurité et dépêché une équipe sur place. Les enquêteurs recueillent des témoignages, analysent l’épave et les données disponibles, et examinent notamment les communications radio. La gendarmerie des transports aériens mène également une enquête judiciaire.
La flotte immobilisée par précaution
Le 2 octobre, Elixir Aircraft a diffusé un bulletin de service demandant aux opérateurs de ne plus faire voler les appareils concernés, jusqu’à nouvel ordre. L’EASA a ensuite publié une directive d’urgence imposant la suspension des opérations. La mesure concerne environ 60 avions exploités notamment en France, au Portugal, en Espagne, en Grèce et aux États-Unis. Cette immobilisation vise à prévenir tout risque pendant que les investigations se poursuivent. Elle ne constitue pas une conclusion sur la cause du crash.


